Le tatouage est un art millénaire, dont les influences varient fortement selon le pays, la culture ou la période chronologique dans laquelle ils sont réalisés. Souvent porteurs de messages évocateurs, ou seulement connus de leur propriétaire, ces dessins ont su fasciner le plus grand nombre, inspirant peur, rejet ou émerveillement. La mode du tatouage s’est propagée sur tous les continents, intégrant toutes les catégories sociales, franchissant toutes les barrières.

Et cela ne fit pas d’exception en ce qui concerne le monde de la musique et de la scène underground, comme beaucoup peuvent en témoigner. Visibles ou pas, les tatouages sont un moyen d’expression comme un autre, et beaucoup d’artistes se sont laissés tenter par l’expérience. À chacun son anecdote, son souvenir ou son message (explicite ou non).  Les dessins sont variés, travaillés et rajoutent une aura au personnage qu’incarne le DJ. Selon le style vestimentaire, l’éclairage, et la mise en scène utilisés lors de la soirée, cette aura peut être amplifiée par les tatouages de l’artiste, détails substantiels pour certains, mais importants pour d’autres.

Pour illustrer mes propos, je vous propose de se focus sur deux artistes de la scène house/techno, que je considère comme étant de bons exemples en matière de tatouage, et je pense que beaucoup parmi vous les reconnaitront. Il s’agit de Demuja, et de Maya Jane Coles, qui selon moi représentent assez bien l’impact qu’ont les tatouages sur l’aura du DJ, même si leur style et l’image qu’ils dégagent sont très différents.

Même si l’autrichien est l’auteur de tracks House / Funk, je me devais de traiter son cas dans ce focus sur les tatouages, tant son affection en est importante. Les tatouages de Demuja, renforcent sa prestance derrière les platines, ce qui crée une sorte de connexion avec son public lors de ses performances. Ses dessins, sombres et énormément travaillé, tranchent avec les lumières des CDJ et les sons plutôt smooth et colorés qu’il diffuse.

Pour Maya Jane Coles, plus portée sur la techno, ses tatouages renforcent son style et son image un peu déviante, en dehors du cadre, ce qui augmente fortement l’intensité de l’attention qu’on lui porte lors de ses sets.

Il ne faut pas oublier les membres actifs du mouvement lorsque l’on parle de tatouages dans le milieu underground. Depuis le début des années 90, le monde de la musique électronique n’a cessé de croître, en expansion toujours constante et rassemblant toujours plus de personnes. Beaucoup de ses partisans et fervents teuffeurs se sont eux aussi laissés tenter par les tatouages, que ce soit pour rendre hommage à un artiste en particulier, à la musique en soi, pour se démarquer par rapport à la société ou simplement sur un coup de tête, gravant leur passion dans leur peau jusqu’à la fin de leurs jours.

Se faire tatouer quelque chose sur le corps a un coût assez conséquent, mais certaines personnes ne reculent devant rien pour atteindre leurs objectifs. Du dessin le plus absurde, en passant par les représentations les plus iconiques de la scène électro, ou par les signes occultes à significations multiples, les tatouages n’en auront pas fini de nous étonner. Chacun a ses raisons propres, et même si certains finiront par se faire enlever au laser, les tatouages sont un moyen efficace de se remémorer un souvenir précis, impérissable dans notre esprit.

C’est bien pour ça qu’il vaut mieux y réfléchir à deux fois avant de franchir le pas, être sûr que vous ne changerez pas d’avis sur le tatouage que vous comptez faire, ou l’endroit où vous comptez le faire, enfin bref on connaît tous les enjeux et les risques de cette pratique. Le reste ne tient qu’à vous, à vos idées et vos envies.

ANTOINE.