(Crédits photos: Sofiya Loriashvili)

 

LE PRÊTRE :   « Dans l’ordre divin des choses, chacun a une place. Apprenez et écoutez : il y a quelqu’un là haut qui vous surveille, regarde et sanctionne. Faites au moins semblant….les écolières de votre âge n’en savent rien, mais c’est l’ombre qui vous attend au tournant… »

 

 

LES ECOLIERES : « Et si nous refusons d’écouter vos vieilles interdictions, vos tabous ? Que se passerait-il ? J’apprends bien mes cours, je suis une bonne élève, et pourtant jamais je n’ai compris vos interdictions ;  Qu’allez-vous faire ?  Nous mettre en garde à vue pour troubles à l’ordre public ? Interdire, toujours interdire, mais quoi mais où ? Le corps vos pose un problème n’est ce pas ? C’est pour cela que vous voulez nous confisquer nos corps, nos passions. Restez dans votre église de désolation, mais l’Eglise est pour nous le lieu d’un autre apprentissage ; celui des fusions entre les êtres. Et notre église à nous n’a ni tabou, ni frustration, ni haine. Notre catéchisme à nous, c’est nous-même qui l’avons écrit. Et nos corps danserons sur ce catéchisme, et nos âmes se purifierons dans la violence, contrairement à vous qui resterez dans votre bourbier d’hypocrisie. Ecoutez donc le son de sa voix, si vraiment vous y croyez, et si vous êtes un vrai croyant, alors pas besoin de tous vos sermons, tous vos baptêmes, tous vos mariages : car peu importe le nom qu’ils portent ce sont des enterrements. Nous ne sommes pas responsables des névroses de nos ancêtres, et nous sommes libres. Le vrai croyant lui n’a qu’à entendre les sons de notre Eglise (lien youtube ou soundcloud à intégrer)  à nous et à danser. Et alors là, alors là, peut-être que Dieu existera.

Allumez donc un cierge et foutez nous la paix. »