[Parole libre] Imaginarium

Le grand public, incontestablement moins aimable qu’une foule de ravers, voici la conclusion d’un week-end passé au festival Imaginarium en région Hauts-de-France. Au-delà de ça, Contrefaçon a quand même réveillé les morts et ça a fait un bien fou.

Atterrissage compliqué en territoire inconnu

Arrivé un peu par hasard le week-end dernier au festival Imaginarium à Margny-les-Compiègne dans l’Oise, j’ai retrouvé des festivaliers un chouilla désagréables, apparemment bien décidés à partager leurs idéologies bornées, critiquer un ami parce-qu’il porte des chaînes, me railler parce que je danse de façon “particulière” et bien d’autres remarques aussi étonnantes que déplaisantes. Ce comportement résulte probablement d’un trop grand attachement à une norme intolérante, par des personnes croyant faire ce qui est juste pour satisfaire leur besoins, sans éprouver la nécessité de partager avec les autres ou tout simplement de tolérer certains comportements ne gênant en rien la société. Des comportements que je n’avais plus l’habitude de rencontrer et que j’ai découvert à plusieurs fois lors de la première journée, témoignant d’une scission avec les valeurs de la sphère techno à laquelle je suis habitué et qui est elle plus ouverte de tout côtés malgré la diversité du public qui la compose. Mais bon, l’Imaginarium, festival plutôt généraliste, n’attire pas spécialement les technophiles et j’aurais du savoir à quoi m’attendre. Bref, on esquive ces commentaires, on passe au travers du vent et de la pluie, on alterne entre différentes prestations, de Vendredi sur Mer à Jazzy Bazz en passant par Møme, mais toujours  rien ne remplissant la case techno, en tout cas pour l’instant.

Contrefaçon, ca valait quand même le détour

C’est alors qu’on se rapproche de la troisième scène, plus petite et moins fréquentée que les deux autres, mais qui nous fait plus bouger que les concerts précédents. Effectivement, avec des reprises de Kai Tracid ou de Salut c’est cool, on se sent nettement plus proche de la scène techno.

Mais tout cela reste un échauffement puisque l’on aura droit une heure plus tard à un live de CONTREFAÇON. Un peu avant l’heure fatidique, on décide de se diriger sous le chapiteau où aura lieu leur set. Le groupe parisien effectue ses derniers réglages devant une dizaine de personne qui se transformera par la suite en une foule déchaînée, captivée par le son, mais aussi par les images des clips diffusées sur une toile à l’arrière de la scène. La vidéo est une des spécificité du quatuor, qui réalise des clips au sens recherché et à l’esthétique raffinée, comme “Halo”, “R Max”, ou encore le dernier en date “Danser Penser”. Malgré un set relativement court et le nombre de décibels bien en deçà de ce que l’on peut entendre en warehouse ou en teuf, CONTREFAÇON nous à néanmoins fait prodigieusement vibrer.

Mais bon, avec le recul, si vous avez une oreille musicale orientée vers la techno, que vous désirez vivre votre vie en festoche sans essuyer de critique ou de regards de travers, il vaut alors mieux privilégier des festivals comme Marvellous Island qui avait également lieu ce week-end, en parallèle de l’Imaginarium.

Auteur : Simon Lobgeois
Header imagewww.artistikrezo.com – Imaginarium Festival : Entretien avec Juliette Marcoult

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