La techno ? Ça s’écoute mais ça se porte aussi !

Quand la Techno débarque dans nos oreilles en 1980, elle amène avec elle tout son univers. Un univers aux sonorités électroniques et aux allures libérées mais surtout une atmosphère d’acceptation, de tolérance et de diversité. A ses prémices, la scène techno est notamment représentée par le port de vêtements excentriques et peu communs…

Des codes vestimentaires propres à la sphère technophile ?

A l’aube des premières fêtes électroniques, un certain code vestimentaire s’installe au-devant de la scène. Au début, ces looks catégorisés comme « inhabituels » deviennent une véritable forme d’expression. Les ravers affirment leur originalité au travers de leurs vêtements mais accordent surtout une réelle importance aux accessoires. Lunettes, bandanas, bobs, colliers, bagues, casquettes et bananes deviennent alors des incontournables de mode au sein de cet univers. Plus tard, les codes vestimentaires évoluent, on y retrouve les ensembles de sport rétros, les pantalons évasés, les hauts près du corps et certaines matières deviennent vite très prisées comme le plastique, le nylon ou encore le néoprène.

Au début des années 90, l’industrie du textile s’empare de cette mode et démocratise totalement la tendance techno, c’est la naissance du Clubwear. Inspiré des looks rave portés à la fin des années 80, le Clubwear véhicule une image festive et libérée qui va rapidement s’inviter dans les warehouses et clubs technos pour finalement devenir le code vestimentaire le plus représentatif.

Les différentes communautés de style

Les codes vestimentaires de la culture techno peuvent varier selon le lieu ou selon les différentes sous-parties de style techno. Différentes communautés apparaissent tout au long des années 90.

Par exemple, les adeptes de Gabber se distinguent aisément. Les codes vestimentaires associés et le mouvement naissent aux Pays-Bas, ils seront ensuite assimilés à un mode de vie ainsi qu’à un genre de musique précis. Tenues sportwear rétro, baskets, lunettes et casquettes sont les pièces maîtresse en termes de style. Au cours des années 2010, la sous-culture Gabber s’efface peu à peu.

D’autres sonorités influencent les looks. La culture underground se développe également dans les clubs et warehouses de Berlin, Londres ainsi qu’à Amsterdam. Un look plus dark qui puise son inspiration dans le mouvement gothique. Le port de vêtements noirs, amples ou prêts du corps est de mise et de grosses chaînes en acier accompagnent ou servent d’accessoires. Les t-shirts en résille, bobs, lunettes et chaussures à plateforme constituent eux aussi les codes vestimentaires underground.

Vincent Voignier et Barbara Bernardi photographient plusieurs ravers sortant du Berghain, côté look on y retrouve toutes les subtilités vestimentaires underground/dark techno.

La techno aime aussi la couleur ! Partout en Europe, les festivals et warehouses technos fleurissent et deviennent rapidement pour certains d’entre eux de véritables références en termes de musique électroniques. Couleurs flashy, maquillage à paillettes, lunettes rétros, bananes, tenues oversizes ou crop top, résilles, bodys, salopettes ou combi … tous figurent sur la liste des codes vestimentaire techno.

S’habiller techno, c’est devenu branché ?

Aujourd’hui, les codes vestimentaires techno sont encrés. Ils font partie de l’atmosphère techno, ils transmettent une image de liberté d’expression, d’acceptation et d’ouverture d’esprit. La mode l’a bien compris, s’habiller techno c’est positif !

La haute couture s’est quant à elle inspirée des looks rave des années 80/90 pour ses collections. Par ailleurs le collectif Vetements ou encore Gosha Rubchinskiy s’imprègnent des codes de mode techno dans leurs conceptions de tenues. Dior aussi mise sur la techno depuis son défilé « Hardior » en 2017, il continu de jouer entre le Clubwear et la touche techno-art des années 2000.

Les codes vestimentaires de la culture techno sont aussi hétéroclites que la musique techno en elle-même. Au milieu de ces dominantes de style, chacun est libre de choisir son propre look et de s’habiller comme il/elle l’entend.

Soyez fluo, soyez dark, peu importe, vous êtes Techno !

Sources : berliner-zeitung.de, efapetudiant.com, welt.de, fantasia.org.uk, dancingastronaut.com, festicket.com, youtube.com, xceed.me

Auteur / CopyRight : Damien Barthet

Crédits Photo :

Photo bannière : Photographe : clive Martin / Site web : YOuTube- britains’s illegal rave renaissance / Lieu : illégal rave, Angleterre / Date : mai 2016

Photo 1 : Photographe : techno_travel_hikimas/ Site web : Instagram.com / Lieu : Tresor, Berlin / Date : 29 avril 2016

Photo 2 : Photographe : Yana Franz / Site web : https://www.c-x-e-m-a.com / Lieu : Boiler Room x Cxma à Kyev, Ukraine / Date : Octobre 2018

Photo 3 : Photographe : Sean Schermerhorn / Site web : https://i-d.vice.com / Lieu : Rave, Ukraine / Date : Entre 2010 et 2016

Photo 4 : Photographe : VPRO Loladamusica / Documentaire : Gabba Documentary / Lieu : Amsterdam, Pays-Bas / Date : 1995

Photos 5, 6 et 7 : Photographe : Vincent Voignier / Site web : Vincentvoignier.blogspot.com / Lieu : Berghain, Berlin / Date : Avril 2015

Photo 8 : Photographe : Ecruz_n / Site web : Instagram.com / Lieu : Sunset Music Festival, Tampa, Floride / Date : 30 mai 2017

Photo 9 : Photographe : Hoolyfinney / Site web : Instagram.com / Lieu : Sunset Music festival, Tampa, Floride / Date : 30 mai 2017

Photos 10 et 11 : Photographe : Remi Procureur / Site web : Wmagazine.com / Lieu : Fashion Week, Paris / Date : Janvier 2017

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