[Retour sur] Big Bang Festival 2019 !

Le vendredi 15 et le samedi 16 novembre, on s’est donné.e.s rendez-vous aux Docks de Paris pour faire un tour dans l’espace! Pour vous, on s’est baladé.e.s, on a écouté et on a kiffé le Big Bang Festival !

Le premier soir, on se maquille de nos plus belles paillettes direction les Docks. Il fait froid ce soir et on a hâte de taper du pied ! La semaine a été longue, on l’attendait ce festival ! Au programme : deep, house, techno. Deux scènes pour satisfaire les goûts des un.e.s et des autres ont été installées. Pas déçu.e.s par les décors, une grosse fusée de la Nasa à la Lunar Stage, une énorme lune dans le grand hangar de la Gravity Stage. L’ambiance est posée. On est prêt.e.s à décoller!

Photographie de Mélusine Rossi, samedi 16 novembre 2019, Big Bang Festival, Docks de Paris

Sur la Lune…

La « petite » scène dite Lunar Stage voit passer Ion Ludwig sur son parquet pour une techno deep, ronde presque sourde. Les gens semblent planer sur la sphère Big Bang. Quand arrive Nicolas Lutz, c’est une techno lancinante, avec des kicks lourds, des sonorités qui vous prennent aux tripes. Le closing du vendredi opéré de ce côté par Sonja Moonear se veut tech-house aux notes electronica. Une musique conceptuelle qui ne fait pas l’unanimité mais un public fidèle se laisser aller sur ses dernières notes. Pour les habitué.e.s des warehouse, le parquet au sol et la petite taille de la salle les feront préférer la grande scène dite Gravity Stage.

En gravitant sur du 130 BPM…

Autre salle, autre ambiance. Ici, on se rapproche du hangar, on plonge presque dans une warehouse. On retient le set d’Axel Picodot d’une techno rude, hard et aboutie. Des transitions maîtrisées et une fin hardcore pour les plus entraîné.e.s ! Les trois artistes suivants proposent des sets différents et très indépendants. On notera par ailleurs qu’il n’y a pas de réelle continuité auditive dans leurs enchaînements. Antigone, résident de l’ancienne Concrete, propose encore un set maîtrisé aux croisements de la techno, deep et house. Puis c’est KARENN, pour nous une sacrée découverte. Son live est puissant, qualitatif et percutant. La production est carrée et on apprécie les sonorités rondes et entraînantes. Enfin les berlinois de FJAAK qui vient clôturer la soirée sur un set aux styles multiples, techno, drum et breakbeat. On n’a pas tout compris alors on est parti.e.s.

Photographie de Mélusine Rossi, vendredi 15 novembre 2019, Big Bang Festival, Docks de Paris

Second soir, l’organisation du Marvellous Island frappe fort : Agents of Time, Agoria, Bambounou b2b François X, Charles Fenckler, Kas:st, Matrixxman, ONYVAA… Autant dire qu’avec un tel line up, la soirée s’annonce rythmée à grands coups de kicks assourdissants.

Plongé.e.s au cœur du Big Bang, 14 millions d’années en arrière, il semble que pour une fois, c’est nous qui gravitons autour de la lune comme des milliers de petits satellites.

De la techno interstellaire…

Arrivé.e.s au début du set d’ONYVAA, et impossible de décoller. La jeune djette/productrice californienne, récemment arrivée dans le circuit, rayonne et sourit durant tout son set, ça fait plaisir ! Elle nous propose une techno mélodique, aux basses puissantes et ne laisse jamais le temps à son public de souffler. Elle enchaîne les morceaux aux sonorités brutes avec une déconcertante aisance. Lorsqu’elle termine, on a envie que ça recommence !

Aux classiques pour tou.te.s !

On change de salle, direction Agoria à la Gravity Stage. On ne présente plus ce DJ et producteur français, co-fondateur des Nuits sonores aux presque 20 ans de carrière. Avec lui, on est dans une techno plus accessible, elle permet aux novices de s’acclimater et aux anciens d’encore apprécier. Son set est ponctué de morceau très chantant, à l’instar de son morceau « Remedy » qui se voit gagner quelques BPM et un clap bien musclé. C’est l’euphorie générale quand la musique s’arrête !

Et des closing hors du temps…

De retour à la Lunar Stage on retrouve un presque classique B2B de Bambounou et François X. Nos deux frenchies sont toujours en phase et nous percutent avec une techno qui tire sur la house pour le premier et des sons plus sombres pour le second. Un contraste qui donne une dimension toute particulière à cette collaboration, pas nouvelle mais toujours rafraîchissante !

Ce soir là, on s’est promis de voir le closing de KAS:ST, encore deux artistes français. La France semble à l’honneur ce soir. Ils nous exécutent un set de techno très évolutive. Les sonorités passent de la deep à l’acid en passant par des fonds de D’n’B. Ils laissent le public en pleine ébullition quand le festival se clôture pour de bon !

Photographie de Mélusine Rossi, samedi 16 novembre, Big Bang Festival, Docks de Paris

Autour du festival

L’organisation proposait un stand de nourriture et de nombreux bars jamais engorgés. Pas plus de dix minutes d’attente, et cela était appréciable. Petit bémol du côté des toilettes, même si pour une fois elles étaient à l’intérieur, elles étaient malheureusement peu nombreuses et la queue pouvait vite vous faire attendre 30 à 45 minutes.

Le plus fun probablement était la présence d’autotamponneuses. Au prix de 3€ le tour, il était possible de s’offrir un petit moment de folie et de retour en enfance !

Enfin, on terminera sur la présence d’un petit stand de prévention le premier soir à la Lunar Stage, avec une documentation fournie, des préservatifs, des bouchons d’oreille et de nombreux.ses bénévoles. Il s’agissait de Techno+ & Fetez Clair ! Leur présence reste indispensable et on notera avoir vu de nombreuses personnes autour du stand. Une démarche nécessaire qui intervient dans un contexte compliqué pour le milieu de la nuit – notamment des musiques électroniques.

Photographie de Mélusine Rossi, vendredi 15 novembre, Big Bang Festival, Docks de Paris

En résumé, le Big Bang festival 2019 apparaît comme un excellent millésime. Comme quoi quand on tient une bonne recette et qu’on arrive à la faire évoluer avec la dynamique actuelle du mouvement musical, on obtient un très bel événement qui touche un large public, allant du novice au plus fin connaisseur. Tout le monde se régale !

On retrouvera toute l’équipe du Marvellous Island les samedi 30 et dimanche 31 mai 2020 (veille de jour férié) pour leur 8ème édition sur deux jours et deux nuits pour 32h de musique…

Auteurs : Mélusine Rossi & Romain Darbon

Crédits Photos : Mélusine Rossi

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