Healthy or not?

On est tous bien placés pour le savoir la musique est motivante et source de plaisir et ce quel qu’en soit le style. Mais notre techno adorée se voit toujours stigmatisée par des clichés en tous genres « c’est une musique agressive, une musique de chien, dénuée de parole et de sens ». On parlait déjà en 1989 d’un virus qui se propage. Mais ce virus est-il si néfaste ? Quels en sont ses impacts et aussi bienfaits sur notre santé ?

LA TECHNO ADOUCIT LES MŒURS

Si l’on devait définir la musique techno c’est beaucoup de watts, une grande quantité de son, beaucoup de lumière, énormément de gens ! Dis comme ça, cela parait énorme mais finalement la musique, c’est comme tout il faut savoir en modérer la consommation. La techno est un genre musical à part entière. Elle ne fait donc pas exception à la règle et plus précisément à ce bon vieux proverbe qui dit que la musique adoucit les mœurs ! Si nous nous rendons en warehouse, clubs, festivals ou si on l’écoute tout bonnement chez nous c’est bel et bien pour vibrer au rythme des boum boum et s’évader de notre quotidien.

Notre cerveau reçoit alors des émotions positives et faciliterait même le développement de notre imagination. Grâce à de nombreuses études et rapports, il est prouvé que la musique réduit le stress et l’anxiété. Elle aide aussi à atténuer la douleur, favorise la mémoire et les fonctions cognitives.

Comme le signale le psychologue Steven Pinker, de l’Université Harvard, la musique est « la cerise sur le gâteau auditif », un dessert qui stimule des facultés mentales initialement dédiées à des fonctions plus importantes. Quant au neurologue Oliver Sacks, il affirme que la musique est bel et bien un langage universel qui permet de faire se transmettre des émotions et donc de les partager.

LIBEREZ LA DOPAMINE !

Il s’est avéré, après de nombreuses explorations du cerveau, que les zones cérébrales des émotions musicales ne sont pas distinctes des zones des autres émotions. Tout est donc lié ! Lorsque nous écoutons une mélodie qui nous plaît, les circuits neuronaux qui entrent en jeu sont ceux qui interviennent dans les mécanismes de motivation et de récompense. 

Des études américaines révèlent que la musique entraînante, tendue ou excitante stimule celui qui l’écoute, en enclenchant un comportement classique dit de « combat ou de fuite ». Les fréquences cardiaques et respiratoires augmentent, l’auditeur peut se mettre à transpirer, de l’adrénaline est libérée dans son sang. Cet effet explique pourquoi un si grand nombre de personnes aime la techno.

TECHNOFLEX 

La musique est également un super moyen pour faire du sport. Elle aiderait principalement à faire accroître la motivation mais surtout à améliorer la circulation du sang en réduisant la pression artérielle. 

Une étude menée par des chercheurs de l’université de la Colombie Britannique, au Canada, et publiée par la revue Journal of Sport Sciences, aurait montré sur 20 sujets que leur attitude était positive par rapport à l’exercice d’intensité élevée, à la fois avant et après les entraînement. La séance avec de la musique a été particulièrement bien notée.Elle a révélé tous les bienfaits que la musique peut avoir, à savoir qu’elle permet surtout d’oublier l’état de fatigue pendant l’effort. L’activité physique étant la nourriture du cerveau, nourrissons doublement notre cerveau de playlists ou sets divinement techno lors de nos sessions sportives.

Les flexions c’est aussi en soirées, car elles constituent en quelque sorte un genre de performance sportive. Il est vrai qu’il vaut mieux être en forme quand la plupart des raves durent jusqu’au petit matin. La musique et la fête nous rendent heureux et par conséquent aussi plus social. Les rassemblements autour des musiques électroniques représentent alors le meilleur moyen de partager les mêmes sensations et centres d’intérêts

LA TECHNO, MUSIQUE QUI REND SOURD ?

La société en général a été victime d’un phénomène d’amplification sonore et ce dans beaucoup de domaines. Au cinéma, en club, s’ajoute à cela la pollution sonore dans les grandes villes en plus de cette fâcheuse tendance à augmenter le volume dans nos écouteurs. Le risque majeur est d’être victime d’acouphènes. Ce dernier s’apparenterait au sentiment d’avoir des sons à fréquences aiguës qui donnent l’impression d’avoir la tête sur le point d’éclater.

L’INSERM est un établissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle du ministère de la Santé et du ministère de la Recherche. Dédié à la recherche biologique, médicale et à la santé humaine,  ce dernier a publié un rapport en 2017 dédié à l’audition et plus précisément  au phénomène de la perte d’audition.  Il affirme que les dégâts causés seraient principalement liés à la destructions des cellules du nerf auditif  lorsque nous nous exposons à des sources sonores trop élevées.

Le rapport met  aussi en lumière les nombreux progrès qui se sont en effet développés d’un point de vue technologiques afin d’améliorer les performances d’aides auditives et d’implants existants. Cela implique à ce stade que l’oreille a été  déjà sérieusement endommagée. L’enjeu est donc de trouver des dispositifs qui permettraient d’en régénérer directement les cellules.

Avant d’en arriver là, il est bon de sensibiliser les populations et donc de l’inciter à faire des tests auditifs.  La Journée Nationale de l’Audition (JNA) du 14 mars 2019 a mis en lumière le danger que représente le bruit, qui nous concerne tous. Il a été cité comme « ennemi numéro 1 de notre santé auditive ». Car un trouble de l’audition peut également entraîner du stress, des troubles cardio-vasculaires, du sommeil, et une baisse des performances cognitives. En soirée, mieux vaut se placer loin des enceintes. Il faut faire des pauses de 30 minutes toutes les deux heures ou de 10 minutes toutes les 45 minutes dans un endroit plus calme.

Une fois les tympans atteints, il est possible d’en atténuer les symptômes mais pas de les faire totalement disparaître comme nous expliqué plus haut. Là est tout l’intérêt de notre article, qui est de faire prendre conscience du phénomène sociétal de cette amplification qui peut nuire à la santé. Nous n’avons pas à supporter la musique ni à pousser au delà de nos limites, plus fort, trop vite mais bel et bien a en apprécier les sonorités.

L’oreille interne est fragile. Un volume sonore excessif peut faire des dégâts et abîmer les cellules ciliées, voire les détruire. Les risques d’endommager son système auditif sont accrus en cas d’exposition constante ou récurrente, et si le son est monté régulièrement.

Le seuil de danger est estimé à 85 décibels. Pour exemples, un marteau-piqueur ou un smartphone branché à plein volume produisent 100 décibels. Un concert, de la musique de discothèque ou une ambulance envoient 105 décibels.

Les dommages sur l’audition se font rapidement, surtout si l’on a l’habitude d’entendre ces bruits sur la durée, si l’on est musicien dans un groupe, ou si l’on flex tous les week-end.


Le virus techno est bien loin d’être néfaste. En se préservant des mauvais effets auditifs, gardons en tête qu’elle nous fait avant tout plaisir, peut aider à améliorer nos performances sportives et notre bien-être mental. Elle aide à développer ses moyens cognitifs, nous permets de venir à bout de difficultés en créant un environnement créatif propice à l’expression de soi. Elle peut évoquer des souvenirs de raves lorsqu’il s’agit d’un son passé lors d’une nuit particulièrement mouvementée et festive.

Soyez à l’affût de l’effet que provoquent certaines musiques sur votre humeur, et aussi sur votre niveau d’inspiration et d’énergie. A bas les clichés et gardez-en tête qu’il faut prendre soin de soi mais aussi des autres !

Auteure : Alia Euchi

Sources : 


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