ITW: Sacré Coeur Records

Aujourd’hui, Shadow Odissey s’est intéressé à un nouveau label très prometteur fondé cette année: Sacré Coeur Records. L’équipe est composée de Ohmme (Olivier Giacomotto & David Lecocq) et Timid Boy (Damien Almira, ex-Rédac chef adjoint du magazine Trax), trois fines lames dotées d’une solide expérience sur la scène. Pour compléter cette équipe aux backgrounds solides se rajoute Alban Piot qui se distingue comme stage designer pour de nombreux clubs et festivals de renom comme le Ushuaia, Ibiza ou encore le festival Polaris et l’EMF.

Ce sont David, Olivier et Damien qui se sont chargés de répondre à nos questions, pour en savoir un peu plus sur ce qui nous attend.

Cyrine Dufaux ( Shadow Odissey ) : Pouvez-vous vous présenter ? 

Damien (Timid Boy) :

Damien Almira, alias Timid Boy, musicien et DJ français. Crédit photo @Mathieu Zazzo

Musicalement, j’ai fait mes débuts avec le projet Timid Boy, ca a commencé à devenir sérieux en 2003 quand je suis devenu résident d’Ellen Allien pour sa résidence au Rex ; ce qui m’a ouvert pas mal de portes! Je me suis mis à la compo assez vite pour développer ma carrière. En parallèle, après mes études de droit en et de journalisme j’ai exercé comme critique musical pour Rock & Folk, Technikart ou encore Nova… puis je suis devenu Rédac chef adjoint de Trax jusqu’en 2010. Ma carrière de DJ/producteur se développant, j’avais du mal à la concilier avec mon taf à Trax et en 2010 je me suis lancé à fond, tout en dirigeant aussi mon label Time Has Changed créé en 2007. 

David (Ohmme) :

David & Olivier ( Ohmme )

Jai commencé à travailler au Queen fin des années 90 comme promoteur pour les soirées respect, wad et trad. J’ai continué par la suite au studio 287 ,showcase. En 2016 on m’a proposé  la direction du club Concrete et Dehors Brut.J’ai toujours fait de la musique mais beaucoup plus pour le plaisir et parfois dans quelques afters parisiens. Ma carrière en tant que dj producteur a commencée beaucoup plus tard. En 2015 pour être précis. J’ai rencontré Olivier Giacomotto lors d’un dîner avec un ami commun nous avons forcément beaucoup parlé de musique. Un jour Olivier m’a dit que  ce serait bien que je passe au studio pour que l’on fasse du son. A partir de ce moment-là nous avons monté notre projet Ohmme.

Olivier (Ohmme) :

Je suis producteur et DJ depuis une quinzaine d’années, j’ai appris la production musicale en 1999 à Londres comme assistant de Magnus Fiennes (All Saints, Spice Girls, Tom Jones, Morcheeba …). Mon premier vinyl est sorti en 2004 et a été immédiatement playlisté par des DJs comme Carl Cox. J’ai produit pas mal de techno à mes débuts, ensuite je me suis dirigé vers l’électro, c’est la que j’ai rencontré John Acquaviva. Il s’en est suivi une dizaine d’années à ses côtés comme artiste principal et A&R de son label Definitive Recordings. Depuis 2014 j’ai pris mon indépendance et signé sur des labels tels que Get Physical, Noir Music, Suara, Yoshitoshi ou encore Terminal M… En parallèle, David et moi travaillons ensemble sur notre duo Ohmme, avec un son résolument Minimal-Deep-Tech.

Cyrine Dufaux ( Shadow Odissey ) : Comment vous est venue l’idée de monter ce label ?

Damien:

Cela fait quelques temps que j’avais envie de fonder un nouveau label, dans une carrière artistique il est important de se renouveler, de ne pas rester sur ses acquis, il ne faut pas attendre que ces derniers ne suffisent plus pour commencer à se remettre en cause. Un nouveau projet, c’est toujours excitant. Je ne voulais pas le faire seul, le travail en équipe me manquait. Je connais David Lecocq depuis quelques années et me suis toujours bien entendu avec lui, musicalement et amicalement. En début d’année nous avons fait un dîner où il m’a fait part de son envie, avec Olivier (avec qui il forme Ohmme), de monter un label. Nous avons échangé et il est devenu évident de créer ce nouveau label ensemble.

David :

Avec Olivier nous avions envie de faire un label pour solidifier notre projet Ohmme. Nous voulions aussi partager, créer et surtout  faire de la musique avec d’autres artistes de tout horizons. Comme le disait Damien nous avons dîné ensemble en début d’année. Je lui avait fait part de notre envie de faire un label avec Olivier. Nous en sommes très vite arrivés à se dire “mais pourquoi pas faire un label ensemble ?!”

Cyrine Dufaux ( Shadow Odissey ) : Pourquoi Sacré Coeur Records ?

Damien:

C’est mon quartier, j’habite à 5 minutes à pieds de là. Cela a d’ailleurs sauvé mon confinement, j’adore m’y balader! Au-delà de ça, on voulait un nom français, un truc évident à l’international, car on souhaite vraiment s’afficher comme la référence deep tech française. Au-delà du monument, ce nom renvoi aussi à un imaginaire français qu’on aime bien, genre “sacré français”, et “coeur” a une connotation romantique. Bref c’est parfait .

Olivier :

Sacré Coeur c’est notre amour pour la basse et le beat, notre passion pour la musique et le groove, et notre appartenance à la scène parisienne et française.

David :

De part nos origines françaises , nous voulions un nom avec une résonance frenchy.

Cyrine Dufaux ( Shadow Odissey ) : Avec vos background différents, vous formez déjà une équipe solide, mais lorsque l’on connait les difficultés de monter sa propre structure et les galères que rencontrent les micro-labels qu’est ce qui vous a poussé à franchir le pas ?

Damien:

J’ai une grande et longue expérience avec mon label Time Has Changed, je connais bien le marché, ses difficultés, je suis très lucide là-dessus ce qui permet de définir des objectifs raisonnables. On ne fait pas un label pour gagner de l’argent, cela peut arriver évidemment, mais ce serait un erreur de baser un business model sur la seule vente de disques. Le marché du disques est en lambeau, seul le streaming est réellement dynamique mais cela ne suffit pas à combler la baisse des ventes physiques. Bref, faire un label c’est un investissement, pour supporter un projet en mode 360 en développant un nom et une marque: un label, des artistes, des soirées en club et festival… si cela est possible avec les décisions de nos dirigeants, ces dernières devraient arriver en 2021 et se développer massivement en 2022. On s’inscrit dans la durée. 

Cyrine Dufaux ( Shadow Odissey ) : Quels sont vos  » main goal », des projets secrets à dévoiler en exclu autre que de sortir des disques ? ( collabs, soirées , podcast , radio, merch ou autres? )

Damien:

Alors j’ai répondu au niveau des soirées, au niveau des podcast on a pas mal de jolis projets en cours, avec une résidence bimensuelle sur Maxximum , des livestream et d’autres projets à annoncer bientôt !! On sera par exemple présent en direct le samedi 14 novembre à 18 chez Sacré Radio (la radio du club Sacré à Paris).

Cyrine Dufaux ( Shadow Odissey ) : Comment allez vous choisir vos artistes et qu’allez vous défendre? 

Damien:

On crée un pool français de deep tech. Mais il n’y aura pas que des Français. Il faut que les artistes collent à notre son, en gros ce qu’appelle minimal/deep tech en ce moment, un truc groove, mais avec un côté deep, un peu moody, sexy… 

Olivier :

On a évidemment des producteurs qu’on aimerait intégrer à notre labels, des artistes comme Dimmish, Iglesias, Proudly People ou Bassel Darwish qui ont un son très proche du notre.

David: 

Nous allons nous focus sur des artistes ayant la même sensibilité musicale. Ceux qu’Olivier a cités entre autres…

Cyrine Dufaux ( Shadow Odissey ) : Avez-vous d’autres projets de structures qui vous ferait rêver et pourrait, au mieux fonctionner avec celle-ci?

Damien:

J’avoue que je suis déjà pas mal occupé entre mon projet Timid Boy, mon nouveau projet plus deep et micro sous mon nom Damien Almira – j’ai une résidence mensuelle chez Tsugi Radio où j’invite des potes comme Djebali, Ben Vedren et Ramona Yacef – j’ai d’ailleurs une sortie prévue début 2021 sur son jeune et excellent label Escale ! Je poursuis toujours Time Has Changed et j’ai Sacré Coeur Records.J’allais oublier, important : Sacré Coeur va aussi être le nom de notre trio, Ohmme et Timid Boy, avec lequel on va bientôt vous dévoiler quelques releases et remixs ! Et ça j’avoue c’est vraiment excitant !  

Olivier :

Même si les dates à l’étrangers sont en stand by pour le moment le studio tourne à plein regime car je mixe et je masterise d’autres artistes d’indie dance et d’organic house. J’ai aussi pas mal de travail avec les sorties et les remixes sous mon nom Olivier Giacomotto. Je vais d’ailleurs bientôt créer un label pour y développer mon propre son. Ohmme et Sacré Coeur demandent aussi pas mal de boulot… donc s’il me reste du temps je le passe avec mes filles et ma famille.

David :

Actuellement mes projets phares sont Ohmme et Sacré Cœur qui nous prennent énormément de temps ( streaming / productions / résidence de Sacré Cœur sur Maxximum… et nous préparons des releases pour Sacré Cœur et d’autres labels. Nous allons notamment développer une autre identité de Sacré Cœur Records  je ne vous en dis pas plus. Je partage tout mon temps libre avec ma fille.

Pour conclure, Sacré Coeur Records vous réserve pas mal de surprises entre podcasts, radio et releases; on vous glisse en exclu un lien vers leur premier EP : Ceremony, et ça envoie du lourd !

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